Gareth Emery refuse de laisser l’IA remplacer les artistes

Gareth Emery avec une veste texturée grise et des lunettes de soleil noires devant un conteneur industriel, dans une ambiance urbaine et contemporaine.
D.R.

Gareth Emery prend position dans le débat sur l’intelligence artificielle. Le producteur britannique lance Emotional Intelligence Records, un nouveau label dédié à la musique et aux visuels créés par des humains. 

La première sortie du label sera “Burn It Down”, un single signé LSR/CITY.

Un label contre la musique sans âme générée par IA

Emotional Intelligence Records s’inscrit dans l’univers de LSR/CITY, le projet audiovisuel de Gareth Emery. Avec ce nouveau label, l’artiste veut créer un espace à part dans une industrie musicale de plus en plus marquée par l’IA générative. 

Le principe est simple : chaque sortie devra être conçue par des humains, aussi bien sur le plan musical que visuel. Gareth Emery souhaite ainsi défendre une approche plus artisanale, émotionnelle et transparente de la création. 

Gareth Emery alerte sur les dérives de l’IA

Dans son annonce, Gareth Emery a livré l’un de ses messages les plus directs sur le sujet. Selon lui, l’industrie musicale risque de voir émerger un monde peuplé d’artistes fictifs, de voix générées artificiellement et de contenus synthétiques produits à la chaîne. 

Gareth Emery ne rejette pas totalement l’IA. Il fait une distinction entre son usage comme simple outil d’assistance et son utilisation pour remplacer le travail d’un artiste. Pour lui, s’en servir afin de résoudre un problème technique dans Ableton peut avoir du sens. En revanche, générer un morceau complet à partir du travail d’autres artistes pose un vrai problème éthique

Gareth Emery défend surtout l’idée qu’une œuvre humaine porte une intention et une sensibilité que l’IA ne peut pas réellement reproduire. Les imperfections ne sont pas des défauts. Elles prouvent qu’une personne réelle se trouve derrière l’œuvre. 

Une réponse personnelle à un enjeu plus large

L’initiative est née d’une expérience personnelle. Gareth Emery explique avoir découvert plus tôt cette année que des modèles d’IA étaient entraînés directement sur sa discographie. 

Cette découverte l’a poussé à réfléchir plus en profondeur à l’avenir de la musique, du streaming et de la place des artistes dans une économie déjà difficile pour les créateurs.

Avec Emotional Intelligence Records, il veut donc défendre une musique faite par des humains, pour des humains. Le label se présente comme un refuge créatif face à une industrie qui pourrait bientôt être saturée de contenus générés par IA. 

Le défi s’annonce complexe. Gareth Emery reconnaît lui-même que ce type de projet risque de recevoir peu de soutien de l’industrie. Il appelle donc directement son public à soutenir “Burn It Down”, première sortie du label sous son alias LSR/CITY.