Dans la seconde moitié des années 90, le son de Sasha se situait à la croisée de la Progressive House et de la Progressive Trance.
Depuis le mois de juillet, le Britannique explore de nouveau les sonorités Trance à travers plusieurs sorties. Son EP “Hollow Sun” et son remix de “Mercury & Solace” de BT ont ouvert cette séquence. Après avoir remixé “The Water” d’Aisha Vaughan, il poursuit avec “Raft In The Sea” de Danny L Harle et Julia Michaels.
“Raft In The Sea” change d’échelle avec Sasha
Présent sur “Cerulean”, le premier album de Danny L Harle chez XL Recordings, “Raft In The Sea” dure initialement 3 min 35. Dans son remix principal, Sasha étire le morceau jusqu’à 9 min 06 et installe progressivement la tension.
Les longues montées et les synthétiseurs euphoriques du remix de Sasha donnent davantage d’ampleur et de profondeur émotionnelle au titre. L’EP, publié le 24 août 2026, comprend trois autres versions signées Sasha : le DubbleBubble Mix, le Dub et l’Intro Version.
Sasha explique avoir pris plaisir à retrouver la facette la plus Trance de son travail. De son côté, Danny L Harle admire les harmonies Trance épurées du Britannique, capables de conjuguer retenue et libération. Il cite “Xpander” et le remix de “Remember” de BT parmi les productions de Sasha qui ont éveillé sa sensibilité musicale.
Quatre sorties aux accents Trance cet été
“Raft In The Sea” ne constitue pas un épisode isolé.
Le 10 juillet 2026, Sasha publiait son EP “Hollow Sun” sur son label Last Night On Earth, avec des sonorités Trance qui rappellent immédiatement Ibiza.
Le même jour, il revisitait “Mercury & Solace”, le classique de BT avec Jan Johnston. Ce remix marquait leurs retrouvailles, près de trois décennies après celui de “Remember” en 1997 et leur collaboration sur “Ride” en 1998.
Le 3 août, il transformait ensuite “The Water” d’Aisha Vaughan en un remix planant aux influences Trance. Trois semaines plus tard, “Raft In The Sea” prolonge donc une séquence désormais difficile à ignorer.
Cette succession ne permet toutefois pas encore de parler d’un véritable changement de direction. Contrairement à Tiësto, qui a placé son prochain album sous le signe d’un retour à la Trance, Sasha n’a rien annoncé de tel. La Trance réapparaît plutôt par touches, dans ses harmonies, ses longues progressions et sa recherche d’une euphorie contenue.
“Northern Exposure”, l’héritage en toile de fond
Le 25 septembre, Sasha et John Digweed célébreront aussi les 30 ans de “Northern Exposure” avec une édition Redux.
À sa sortie en 1996, cette compilation consacrait leur place centrale sur la scène Progressive. Ce voyage sonore, nourri de Progressive House et de Progressive Trance, mais aussi d’Ambient et de Breakbeat, est devenu une référence du mix album.
Au cours des années 2000, Sasha s’est progressivement et durablement éloigné de cette esthétique au profit d’un univers plus sombre et plus expérimental, délaissant notamment les sonorités Trance.
Trente ans plus tard, cette réédition trouve un écho particulier dans l’actualité de Sasha. Elle remet en lumière ce chapitre de son parcours, tandis que ses dernières sorties laissent de nouveau affleurer sa sensibilité Trance.





