Mandragora avoue avoir joué en playback pendant 10 ans

Mandragora en portrait devant un fond de type mugshot avec repères de taille, sous un éclairage contrasté créant une ombre marquée.
Mandragora

L’artiste Psytrance Mandragora a récemment pris la parole pour répondre aux attentes – et aux critiques – d’une partie de sa communauté.

Dans ce message, Mandragora reconnaît avoir joué en playback pendant près de dix ans. Il explique qu’il a, depuis, appris à mixer et que son approche du DJing a profondément évolué.

Un aveu rare dans la scène électronique

Dans une industrie où l’image du DJ repose largement sur la performance en live, un tel aveu reste extrêmement rare. Le producteur mexicain ne cherche pourtant pas à minimiser cette période.

Pendant une décennie, Mandragora admet avoir assuré ses performances en playback, via des sets pré-enregistrés, sans se soucier d’apprendre réellement à mixer. Il se concentrait alors sur d’autres aspects de sa carrière.

C’est pendant la période du Covid-19 qu’il décide de changer de cap et d’apprendre véritablement le DJing.

Une nouvelle vision du DJ set pour Mandragora

Depuis, Mandragora revendique une approche radicalement différente.

Fini les sets courts et ultra intenses. Il privilégie désormais des formats longs, souvent supérieurs à trois heures, pensés comme une progression musicale. L’objectif n’est plus d’enchaîner les moments forts, mais de construire un véritable voyage.

Une communauté divisée

Ce changement ne fait pas l’unanimité.

L’artiste reconnaît lui-même que son public est aujourd’hui partagé. Certains regrettent ses anciens sets, plus directs et explosifs. D’autres adhèrent à cette nouvelle approche, plus narrative et progressive.

Un clivage qui reflète une tension bien connue dans la scène électronique, entre recherche d’impact immédiat et construction d’une narration musicale sur la durée.

“Ne venez pas pour les hits”

Mandragora conclut son message avec une prise de position très claire.

Ses sets en club ne sont plus pensés comme une succession de hits dès les premières minutes. Les fans en quête d’intensité immédiate sont invités à se tourner vers des formats plus courts, comme les festivals.

À l’inverse, son approche s’adresse désormais à un public prêt à s’immerger dans une expérience longue, évolutive et plus exigeante.

Une prise de parole qui fait réagir

Avec cet aveu, Mandragora relance un débat : celui du playback dans les sets de DJ sur scène.

Entre transparence, remise en question et évolution artistique, cette prise de parole marque un tournant dans sa communication. Elle pourrait aussi ouvrir une discussion plus large sur les pratiques derrière les platines.